
La commission des affaires académiques du Conseil des Gabonais de France a l'honneur d'informer la communauté gabonaise et internationale que Monsieur Arthur Benga Ndjembe a soutenu sa thèse de doctorat nouveau régime mention Droit international public, le vendredi 25 Septembre 2009 à la Faculté de Droit , Sciences Economiques et Gestion de l'Université de Nancy2.
Les recherches de Monsieur Benga Ndjembe s'articulent autour de la problématique de la crise de l'Etat et sa résolution, tel que l'atteste le résumé et l'intitulé du sujet qui le précède.
Intitulé du sujet :
LA CONTRIBUTION DE L'UNION EUROPEENNE AU PROCESSUS DE RESOLUTION DE LA CRISE DE L'ETAT EN AFGHANISTAN
Résume :
La crise de l'Etat, qui perdure en Afghanistan offre un condensé tout à fait stupéfiant des nouvelles menaces contre la paix et la sécurité internationales. C'est pourquoi, inspirée par l'esprit de l'Article 48 de la Charte, l'Organisation des Nations unies invite tous les Etats, à titre individuel et dans le cadre des Organisations dont ils sont Membres, à unir leurs efforts pour faire face à la gestion de ce problème multidimensionnel. L'Accord de Bonn instaurant un Droit constitutionnel transitoire imprégné des valeurs de la démocratie, de l'Etat de droit et des principes culturels afghans favorise dès lors à la mise à contribution de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'Union européenne. L'action européenne se fonde ainsi sur les positions communes relatives à l'Afghanistan et aux sanctions économiques et diplomatiques prises à l'encontre des Taliban et des réseaux terroristes qui les soutiennent. Le programme de reconstruction mené par les Nations unies, qui autorisent une intervention militaire pour rétablir la paix et font conclure un Accord de paix aux responsables politiques afghans, incite à une repositionnement des objectifs politiques de l'Union européenne. Dorénavant, l'Europe s'emploie à doter l'Afghanistan d'institutions soucieuses de la primauté du Droit et du respect des Droits de l'Homme. La préoccupation centrale reste néanmoins, de savoir dans quelle mesure la restauration internationale d'un Etat peut-elle apporter des résultats positifs en jouant à la fois sur la pacification que sur l'effort de reconstruction qui, faute de paix et de sécurité, risque d'être résolument compromis. Une remise en cause des schémas stratégiques de la stabilisation et une réadaptation des instruments de financement multilatéraux sont donc nécessaires pour une solution durable de cette frayeur permanente qu'est la crise d'Afghanistan. Telle est l'ambition de la Mission « Etat de droit » de l'Union européenne.



